Conférences 2018
Livre d'or


Note n°4 par Theodore le 09/04/2017 ~ 20:04 

Je suis sorti de déréalisation. 
J'ai d'abord eu beaucoup de mal à décrire ce que j'appelais ma "sensation". J'avais peur, car je me sentais seul, de ne pas me faire comprendre, d'être confronté à quelque chose que la plupart ne connaissaient pas, de surcroît quelque chose qui n'était pas compréhensible. Je tenais vraiment à être le plus précis possible dans toutes mes explications afin de surpasser cela mais cet effroi me rendait vraiment laborieux et agité. Eric Faucher - envers qui je suis reconnaissant - était prédisposé à m'entendre, il m'a effectivement compris et orienté en conséquence. 
Aujourd'hui, je dirais de ma "sensation" que c'était une sorte d'état second, mon cerveau était plus ou moins en veille. J'avais l'impression d'être là sans vraiment l'être. Les bruits et les images exerçaient une sorte de raisonnance dans ma tête.C'était comme si cela tournait au ralenti là-haut. Alors que j'étais pourtant tout à fait lucide et capable, comme avant, d'écouter, de comprendre et d'échanger avec le monde. C'était un ressenti vraiment désagréable, mais sur lequel j'apportais une importance handicapante.  La "sensation" était plus forte lorsque j'étais fatigué. Elle l'était aussi d'autant plus lorsque j'étais amené à sortir de mon chez-moi (endroit connu et calme, en somme sécurisant) pour affronter le monde extérieur (endroit plus ou moins incertain, et surtout, en activité), qui allait, lui, plus que mon chez-moi, potentiellement me mettre en situation de confrontation avec la déréalisation.  Je me suis, à tord, beaucoup trop concentré sur ce ressenti, qui n'est, au final, qu'un symptôme. 
En effet, la sensation de déréalisation n'est que le symptôme de surface d'un désordre sur sa propre réalisation/sa propre réalité (réalisation/réalité personnelle : j'ai eu du mal à comprendre immédiatement tout le sens de ces mots mais cela est venu avec le temps et la volonté).  Il y a en vérité quelque chose de plus profond à élucider, sur lequel il faut travailler. Et ce travail sur le fond, Eric Faucher, à travers sa thérapie, m'a donné toutes les cartes en main pour m'aider à le trouver, le mettre en lumière et m'y affairer. C'est bel et bien là-dessus qu'il fallait que je focalise mon attention. 
Au jour d'aujourd'hui (désolé je me répète), de par la thérapie, de par l'investissement d'Eric dans son travail, et de par ma volonté (c'est déjà une preuve de volonté que de venir sur ce site, de consulter), j'ai beaucoup appris, je me connais mieux, et surtout, je suis sorti de déréalisation. J'ai cessé d'être celui qui entretenait le symptôme de par son obsession pour celui-ci, pour devenir celui qui l'a balayé, inconsciemment, en s'affairant à remettre du sens et de l'ordre à ce qui n'en n'avait en fait plus (et qui en somme constituait le cœur du "problème"). Je dis "inconsciemment" car ce ressenti/cette "sensation"/ce symptôme a disparu suite à l'importance que j'ai arrêté de lui donner, en effet un jour j'y ai tout bêtement repensé et je me suis rendu compte qu'il n'était plus là. 
La déréalisation, cela existe, et on peut s'en sortir. J'en suis, moi comme beaucoup d'autres, sorti. Je n'ai plus cette "sensation" que j'appelle aujourd'hui "symptôme". Et c'est un beau paradoxe mais en réalité : ce n'était rien, ce n'était qu'un symptôme de surface. La thérapie est, elle, bien plus pertinente, et s'il y a une chose sur laquelle il faut prêter attention et intérêt, c'est bien elle. 


Note n°3 par Catherine le 12/01/2017 ~ 23:10 

Je vous suis très reconnaissante pour cette belle thérapie ! ça s'est bien mieux passé qu'avec les autres psys, surtout que j'étais bien malade et vous avez été très compréhensif sur mes absences et fatigues. Je crois que vous m'avez rendue plus courageuse et optimiste, plus claire dans mes choix. Je sais où je vais à présent. C'est très bien ça pour moi qui doutais de tout. Merci encore !

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