Conférences 2018
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.culturepsy.org/data/fr-articles.xml

imagev.jpg

La Vérité

 sur le complexe d’Œdipe.

Cela fait plus d’un siècle que l’on nous bassine avec l’Œdipe, de belles théories psychanalytiques sur l’attirance de l’enfant pour le parent du sexe opposé, et le fameux interdit de l’inceste qui serait universel. Aujourd’hui que peut-on dire de toutes ces constructions mentales ?

 Vivre l’Œdipe c’est avant tout apprendre la différence, et apprendre à se différencier.

La Psychologie Tropique a mis en avant une Loi fondamentale de tout organisme : l’évolution tend vers la différenciation vis à vis de tous les autres être vivants. Nous apprenons de multiples différences :

  • Différence des sexes
  • Différence des générations
  • Différence humain/ non humain
  • Différence entre soi et l’autre

 La non prise en compte de ces différences entraîne de nombreuses pathologies, nous « errons aveugles et sans gîte » disait Freud.  Mais ce dernier n’a pas développé cette notion de différenciation et ses successeurs ont perverti en grande partie le message qui commençait à se formuler. Le problème n’est pas l’attirance envers l’autre sexe mais la prise en compte de la différence envers l’autre sexe. Différence qui n’est d’ailleurs qu’une des différences qui forment le complexe. L’Œdipe est souvent mal vécue et mal comprise, aussi parce que la notion est mal expliquée, même les professionnels se fourvoient et n’en voient pas la portée. Ils guident très mal leurs patients. Le parent du sexe opposé est un différenciateur, c’est en cela qu’il pose un interdit fondamental : nul ne doit confondre sa vie avec celle d’un autre, interdit de se prendre pour un autre au lieu de développer ses potentiels propres. Là serait une grave erreur ! C’est le Vrai sens du mot « Clinique » qui devait normalement signifier une prise en charge personnalisée, basée sur la prise en compte des différences d’abord culturelles, au chevet du patient. Allez voir aujourd’hui dans un hôpital psychiatrique et vous ne trouverez presque rien de clinique, et quasiment aucune prise en compte des différences culturelles pourtant à la base de nos constructions psychiques. Le fait aussi d’avoir tout lissé en présentant l’Œdipe et l’interdit de l’inceste comme universels a détruit toute l’intelligence de ce complexe en oubliant que la complexité vient de la diversité culturelle et non de l’universalisme !

 L’Œdipe est pourtant la clé des maux actuels de notre société, plus que jamais !

Que se passe t-il vraiment durant la petite enfance et ensuite ?

Les enfants doivent grandir et pour cela se différencier. Cela prend des tournures différentes suivant les cultures mais le principe reste le même : L’enfant a besoin de câlins et de contact physique, d’affection face à sa peur d’être abandonné.  A un moment donné l’enfant qui a grandi et découvert sa sexualité marque sa différence. Il refuse qu’on l’accompagne aux toilettes ou il veut prendre son bain seul par exemple. Souvent c’est le parent crédule qui prend peur en réalisant l’excitation qu’il génère chez son enfant. Le parent cesse brutalement tous ces contacts rapprochés et devient moins tactile, se sentant gêné par tout ce qui touche à la sexualité en développement de son enfant. Là de grandes différences se font sentir suivant les cultures, différences qui justement permettent à l’enfant de sentir la différence et son appartenance culturelle. Les personnes xénophobes sont des gens qui ont raté cette partie de l’Œdipe essentielle à notre équilibre psychique. Notre monde actuel est rempli de psychopathies de ce genre à la base d’une grande partie des conflits sur terre, toujours basés sur une incompréhension face à l’altérité, face à l’étranger qui fait peur et nous ramène à nos psychoses de tout petit.

  Dans l’Œdipe l’interdit est posé : la différence est respectée. Seulement une partie des besoins affectifs ne sont plus satisfaits. Il faudra attendre de trouver un partenaire amoureux pour retrouver cela.

 C’est aussi là que la thérapie Tropique intervient, pour nous décomplexer du complexe d’Œdipe ! En effet si l’Oedipe semble avoir été dépassé chez beaucoup d’entres nous, il n’en est rien en réalité. Avoir accepté de ne pas coucher avec ses parents c’est un des processus complexes de l’Œdipe, mais ce n’est pas dépasser l’Œdipe. Nous le dépassons quand nous sortons de cette problématique triangulaire et incestuelle et que nous retrouvons la capacité à aimer quelqu’un, qui à la fois va nous apporter l’affection que pouvaient apporter nos parents -dans le meilleur des cas- avant l’Œdipe, mais aussi quelqu’un que l’on va aimer dans sa différence, et qui va nous aider à développer nos potentiels uniques, dans l’indépendance et la différence, qui est aussi autonomie.

 Ce que je raconte là est à la base des conflits de couple et c’est là que ce situe une grande partie de notre efficacité dans les thérapies de couple.  

 N’hésitez pas à appeler pour en reparler, en espérant pouvoir vous aider,

-merci de votre confiance, bien à vous-

Eric FAUCHER

Psychologue clinicien, Psychothérapeute, N°ADELI 699319745

Responsable du Centre de la Santé Psychique  www.culturepsy.org

 04 78 78 08 53 ou 06 99 01 95 53


Précédent  

Contact